Comment j'ai drastiquement augmenté ma productivité ⏰

Et appris à la mesurer

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À l’heure où mesurer la performance des organisations n’a jamais été aussi simple, un changement de paradigme s’opère maintenant dans nos esprits: comment mesurer notre productivité personnelle ? Comment savoir si on priorise les bons sujets, chaque jour, semaine, année, et qu’on ne regrettera rien plus tard ?

J’ai récemment découvert une nouvelle manière d’organiser mon travail, qui m’a fait gagner énormément de clarté au quotidien. C’est une méthode simple mais incroyablement efficace pour ne rien oublier, mesurer ma productivité, et donner du sens à ce que je fais. Jamais je n’ai eu le sentiment d’être autant en contrôle de mon temps.

Puisque ça m’est si utile, j’ai pensé judicieux de le partager. Je t’invite à consulter le template que j’ai créé. Il est simple, efficace, et je détaille chaque partie. 👇

To do - template explicatif

To do - Template vide à dupliquer 💾

Remarque: deux outils sont aujourd’hui en vogue pour gérer ses objectifs & tâches:

  • Notion: celui que j’utilise (préférence personnelle), incroyablement simple et sans limites pour une utilisation personnalisée

  • Roam research: exhaustif, ultra-puissant, en vogue dans la Silicon Valley, mais plus complexe à utiliser. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille l’excellent tutoriel gratuit du youtubeur Anonym.s (2h+ de vidéos)

Alors, comment fonctionne cette méthode ?

La cascade: de ses objectifs long terme aux tâches quotidiennes

Ray Dialo l’évoque bien dans ses principes : tout commence par déterminer ce que l’on veut. On fixe des objectifs long terme (en général 3), et chaque niveau de granularité qui s’en rapproche doit en découler, afin d’aller toujours dans le bon sens.

La granularité que j’utilise est la suivante:

  • Long terme (ex: gagner un oscar)

  • Moyen terme (ex: rôle principal dans un film)

  • Projet (ex: tourner dans le prochain Tarantino)

Au quotidien, j’ai plusieurs projets: certains sont personnels, d’autres professionnels. Sur chaque projet, j’alloue un certain nombre de tâches jusqu’à son aboutissement.

Mais j’ai aussi plusieurs habitudes quotidiennes, qui sont récurrentes (sport, lecture, méditation, etc.). Je traite celles-ci différemment des autres tâches, afin de mesurer une progression long terme.

Chaque début de semaine, je fais le point sur tous les projets que j’ai en cours, puis je prends les tâches qui me paraissent les plus importantes pour chacun d’entre eux afin de les placer dans les “tâches de la semaine”.

Chaque jour, je regarde les tâches de la semaine, et je les passe dans mon flux de tâches “live”, en les découpant si nécessaire. Le “live” est ma to-do immédiate, les prochaines tâches que je dois traiter dans l’ordre.

Certaines tâches, accessibles en un coup d’œil, sont en attente d’une intervention externe, et me permettent de ne jamais oublier un sujet que je pensais avoir terminé.

Lorsque je repousse des tâches hebdomadaires, j’ajoute un compteur à côté. Chaque début de semaine, les tâches avec le plus haut nombre sont celles à traiter en priorité, car je les repousse depuis trop longtemps.

À la fin de chaque période (semaine, mois, année), je fais une revue rapide de ma semaine, et j’identifie les potentielles frictions/problèmes. Une fois ceux-ci identifiés… je les transforme en tâche ou projet, selon leur complexité 🙂

Visuellement, ça ressemble à ça:

Fixer ses habitudes: le DBTC

Les tâches les plus récurrentes sont souvent des habitudes: sport, méditation, dessin, etc. Celles-ci ne sont pas considérées comme des tâches que je peux “terminer”, aussi la seule chose qui m’importe est mon niveau de discipline.

J’utilise la méthode “Don’t break the chain” (DBTC), issue du comédien Américain Jerry Seinfeld, qui explique que sa priorité principale quand il voulait percer était d’écrire des vannes tous les jours, sans jamais casser la chaîne.

Ainsi, chaque jour où j’accomplis une habitude, j’incrémente de 1 son compteur. Si je manque un jour, le compteur repart à 0.

Mesurer sa productivité: les revues hebdomadaires

Afin de mesurer ma productivité, j’attribue un niveau de difficulté subjectif de 1 à 5 à chaque tâche, qui correspond à un effort (physique, intellectuel, ou temporel). Quand je range ces tâches dans la case “terminée”, j’ajoute leur score au compteur de la semaine.

Chaque fin de semaine, je place dans un tableau les informations suivantes:

  • Productivité de la semaine

  • Score “DBTC” de chaque habitude

À la fin de chaque mois et chaque année, je fais le point sur deux données:

  • La moyenne de ma productivité (suis-je en train d’accélérer mon trajet vers mes objectifs long-terme ?) - j’en fais un graphique, comme ci-dessous

  • Le meilleur score DBTC de chacune des mes habitudes, pour mesurer une progression dans ma discipline globale

Long terme

Ces différentes étapes me permettent d’avoir une visibilité globale sur ma progression, en me prenant très peu de temps (temps gagné > temps investi) et surtout de savoir si je vais dans la bonne direction.

Quotidiennement, ce modèle me permet aussi d’avoir un réel dynamisme. J’ai toujours ma page “To do” en face de moi, avec un œil sur les tâches qui sont en attentes, les prochaines tâches que je dois traiter, et l’avancement de chacun de mes projets.

Enfin, je suis plus apaisé en début de semaine, car j’ai l’impression de pouvoir mieux gérer les flux multi-projets, qu’ils soient personnels ou professionnels.

Et ça c’est un game changer.

[Lien vers le template]


Si tu utilises une autre méthode, ou si tu as d’autres astuces pour les lecteurs, n’hésite pas à les partager en commentaire 🤓

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